<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-13638441</id><updated>2011-10-02T05:23:37.490-04:00</updated><title type='text'>Réflexions de Ladine</title><subtitle type='html'>Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur mes états d'âme du moment, et plus...</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Daniel Tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02814366562344691130</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img265.echo.cx/img265/805/webladine11ps.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>15</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13638441.post-112465906488182337</id><published>2005-08-21T17:09:00.000-04:00</published><updated>2005-08-21T18:52:38.953-04:00</updated><title type='text'>Savoureuse réminiscence</title><content type='html'>Je me souviens d’avoir jadis été une femme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je me souviens de ce lieu étrange, tout à la fois sécurisant et intimidant dont on avait fait le berceau de mon évolution. Un lieu où il faisait bon vivre, qui fleurait bon l’amour. Un lieu baigné de ténèbres, de silence, de sainte paix. Je me revois flotter entre deux eaux dans cette bouillabaisse organique, être enveloppé par cette membrane protectrice, être ballotté au gré des mouvements désordonnés de ma nourrice. De ma bienfaitrice. De ma génitrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De mon petit nid douillet, je pouvais percevoir des chuchotements, comme étouffés, non pas par la distance, mais par un obstacle invisible. Des voix, pour la plupart étrangères, qui m’interpellaient. M’abreuvaient de babillages simplets dont le sens m’échappait complètement.&lt;br /&gt;De toutes les sensations ressenties à ce moment-là, il en est une qui m’intriguait particulièrement : l’exacerbation de mon profil émotif. On aurait dit que ma tête était directement reliée à mon cœur, que ma capacité de raisonnement était assujetti à des prérogatives purement émotionnelles, que mon esprit cartésien avait levé les voiles, au même titre que mon cerveau reptilien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est fou comme j’étais bien dans ma peau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exit l'incontrôlable envie de performer à tout prix. Ce désir bouillonnant d’écraser l’adversaire pour me tailler une place au soleil; considération futile, car le soleil était en moi. Il illuminait et réchauffait mon coeur comme autant de passions ardentes me consumant à petit feu. Sa seule présence me protégeait contre l’inclinaison de l’homme à sombrer dans la violence, à poser des actes de barbaries qui ne trouvent nul écho dans toute la Création.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là où j’étais, à l’époque où j’étais, la rhétorique du sexe fort n’avait pas encore eu d’emprise sur moi. On n’avait pas encore commencé à me confier le rôle de l'écoeurant, trait typiquement masculin dont l'attribution se perd dans la nuit des temps. L’école de la vie ne m’avait pas encore enseigné qu’il était malvenu, pour un homme, de se plaindre, de pleurer et de remettre en cause la validité des enseignements reçus par ses pairs. En un mot, on ne m’avait pas encore corrompu l’esprit à coup d’abrutissantes répliques destinées à m’endurcir la couenne afin de répondre aux dictats de la société en matière de masculinité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" height="203" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7725/1188/320/foetus44j.gif" width="194" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Criss que j’étais ben.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces six trop courtes premières semaines de ma conception durant lesquelles la nature n’avait pas encore pris de décision quant au sexe dont elle allait m’affubler, ni décidée de la façon dont j’allais en faire usage, de même que les partenaires que j’allais honorer… six semaines de pur délice qui m’auront permis de confirmer l’adage voulant que le cœur d’une femme est une promesse de félicité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13638441-112465906488182337?l=reflexionsdeladine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/feeds/112465906488182337/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13638441&amp;postID=112465906488182337' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/112465906488182337'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/112465906488182337'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/2005/08/savoureuse-rminiscence.html' title='Savoureuse réminiscence'/><author><name>Daniel Tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02814366562344691130</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img265.echo.cx/img265/805/webladine11ps.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13638441.post-112213928377852074</id><published>2005-07-23T13:14:00.000-04:00</published><updated>2005-07-23T18:26:11.336-04:00</updated><title type='text'>Dommages collatéraux</title><content type='html'>La délation en milieu de travail fait un malheur dans les médias, ces jours-ci.&lt;br /&gt;J’écoutais les commentaires d’un ex-employé du zoo de Granby qui se plaignait d’avoir été injustement congédié parce qu’il avait osé remuer de la merde sur son lieu de travail afin de dénoncer&lt;br /&gt;les agissements d’un supérieur aux mains baladeuses, que l’envie de foutre une baffe à sa patronne, qui débattait de la chose avec lui sur les ondes de TQS, m’est passée par la tête.&lt;br /&gt;Ce matin je lisais un article dans le Journal de Montréal, où il était fait mention du même sort réservé à trois employés de la société des postes qui avaient osé dénoncer le comportement de certains de leurs confrères de travail, portés sur la farniente, qui avaient eu la brillante idée de vendre leur run de lettres pour la modique somme de 20 dollars, que l’envie de botter le cul à leur supérieur m’est passé par la tête.&lt;br /&gt;Je regardais un reportage télévisé au cours duquel deux vieux ayant toutes les difficultés du monde à tenir sur leurs deux jambes en vinrent aux coups, devant un reporter médusé, pour la simple raison que l’un d’eux avait eu la fâcheuse idée de dénoncer les agissements de son antagoniste de voisin, qui avait transformé son terrain en dépotoir à ciel ouvert, que l’envie de leur chiper leurs dentiers m’est passée par la tête.&lt;br /&gt;Avant d’aller plus loin, je vais mettre un bémol. Il existe une certaine catégorie d’individus qui crèche à l’enseigne de l’intolérance. Suffit que notre enfant laisse traîner une bébelle sur leur propriété pour les voir rappliquer chez nous, l’écume à la bouche et les poings serrés. Nous avons tous une petite anecdote les concernant, j’en suis persuadé. Tous des idiots ( tes )… et encore, je me retiens.&lt;br /&gt;Nonobstant cette triste réalité, il est des situations qui méritent d’être dénoncées sans encourir le risque de subir les foudres de la direction. Les employeurs se targuent d’appliquer une politique de tolérance zéro en matière d’intimidations, de malversations et d’attouchements sexuels, mais dans les faits, c’est loin d’être le cas. Les plaignants ( les stools comme diront certains ) s’attirent bien peu de sympathie auprès de la direction. Leurs démarches s’apparentent bien souvent à un manque de loyauté envers leur confrères de travail. Un peu comme si le fait de faire des vagues allait avoir comme conséquence de vicier l’atmosphère de travail et se solder par une baisse de productivité. &lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7725/1188/1600/court-martial.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" height="135" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7725/1188/320/court-martial.jpg" width="174" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout indiqué que soit la délation dans certaines circonstances, la démarche n’est pas sans occasionner certains désagréments, du genre recherches de témoins pour valider le compte-rendu du délateur.&lt;br /&gt;Pour bien comprendre le malaise qui étreint les témoins au moment de vider leur sac, j’ai une anecdote à vous raconter sur le sujet. Au cours de mon bref séjour dans les forces armées canadiennes, du temps de ma jeunesse, je fut appelé à témoigner des agissements répréhensibles d’un camarade d’entraînement. Le prix de la bière étant bien en deçà de celui que l’on trouvait dans le civil, il nous arrivait souvent d’aller faire la fête dans l’unique bar situé sur la base. La promiscuité des lieux aidant, il m’arrivait souvent d’être témoin de certains égarements. Comme cette fois où ledit camarade d’entraînement ainsi qu’un autre type se sont amusés à jouer à un jeu qui consistait à déposer une cigarette allumée entre leurs deux avant-bras, question de déterminer qui d’entre eux était le plus dur avec son corps. La séance de torture pouvait durer des fois tellement longtemps qu’on pouvait percevoir une légère odeur de roussi s’élever des deux pièces de viande ignées.&lt;br /&gt;Il existe un article dans le code martial stipulant qu’il est interdit de porter atteinte à son intégrité physique, sous peine de sérieuses conséquences, pouvant aller jusqu’au congédiement.&lt;br /&gt;Quelqu’un aura été conter l’histoire à un supérieur, qui aura lui-même déballé le morceau à ses supérieurs. Ceux-ci m’ont invité à venir raconter ma version des faits devant un tribunal militaire constitué de hauts gradés à la mine patibulaire. J’étais planté là, droit comme un I, l’œil fixe, le cœur tambourinant contre les parois de ma cage thoracique et suant à grosses gouttes, à livrer mon témoignage. Leur raconter dans le menu mes observations les plus incriminant. Écouter leurs voix de stentor tonner dans le local exigu qui tenait lieu de tribunal, chaque fois que j’avais le malheur de me contredire. Basta des fioritures, tout ce qu’ils voulaient entendre, c’étaient l'énoncé des faits, un point c’est tout. Et je leurs en ai donné pour leurs argents, des faits. Un peu trop à mon goût, j’en ai bien peur. Rétrospectivement, je ne peux faire autrement que de reconnaître que j’étais pas de taille avec eux. Que s’ils avaient martel en tête de connaître la vérité à tous prix, qu’ils n’allaient pas se gêner pour user d’intimidation et de manipulation afin d’aboutir à leurs fins. Quand bien même j’aurais voulu jouer la forte tête, ils n’en auraient tout de même fait qu’une bouchée de ma petite personne. L’armée est une mécanique bien huilée qui n’admet aucune défaillance. Sitôt le grain de sable identifié, on passe un bon coup de balai, et le tour est joué.&lt;br /&gt;Après la parade des témoins et les quelques jours de délibération, le verdict est tombé: coupable de dégradation physique.&lt;br /&gt;La sentence fut impitoyable: le renvoi pur et simple, pour les fautifs, des forces armées canadiennes.&lt;br /&gt;Inutile de vous dire que la nouvelle a eu l’effet d’une bombe parmi les autres militaires. Même si je n’étais pas directement responsable de ce renvoi, il n’en demeure pas moins que, comme moi, plusieurs des participants à ce simulacre de procès ont commencé à sentir le poids de la réprobation s’abattre sur eux. Personne n’en parlait à voix haute, mais on comprenait tout de suite, dans la façon qu’ils avaient de nous regarder, de se comporter avec nous, que pour le reste de notre séjours en terre martiale, nous ne serions pour eux que des criss de stools. Tout le monde se regardait en chien de faïence. Tout le monde était sur ses gardes, prêt à péter les plombs aux moindres gestes suspects.&lt;br /&gt;Qu’on le veuille ou non, c’est le prix à payer pour dénoncer un mauvais comportement. Faut pas non plus se leurrer : toute démarche en ce sens entraînera invariablement dans son sillage son lot de dommages collatéraux.&lt;br /&gt;Pour poser ce geste de dénonciation, tout est question de valeurs personnelles.&lt;br /&gt;De rapport face à la justice.&lt;br /&gt;D’entêtement.&lt;br /&gt;À la rigueur, de je-m’en-foutisme de ce qui peut arriver aux autres.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13638441-112213928377852074?l=reflexionsdeladine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/feeds/112213928377852074/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13638441&amp;postID=112213928377852074' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/112213928377852074'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/112213928377852074'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/2005/07/dommages-collatraux.html' title='Dommages collatéraux'/><author><name>Daniel Tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02814366562344691130</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img265.echo.cx/img265/805/webladine11ps.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13638441.post-112144811469834613</id><published>2005-07-15T13:08:00.000-04:00</published><updated>2005-07-16T13:05:18.663-04:00</updated><title type='text'>Manufacture de compost</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7725/1188/1600/moineau.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 175px; CURSOR: hand; HEIGHT: 152px" height="193" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7725/1188/320/moineau.jpg" width="248" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie est un corbillard bringuebalant et poussif qui prend un certain temps à arriver à destination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mort. Il suffit de prononcer ce mot pour aussitôt ressentir un malaise immédiat. Une sorte de frisson dont la cause nous est totalement inconnue. Comme si quelqu’un, posté derrière nous, s’amusait à nous souffler dans le cou. S’amusait à nous triturer l’esprit à coups de révélations fatalistes, du genre : tes belles années sont derrière toi, bonhomme. J’espère que t’as su en profiter au max. C’est pas que je veuille faire ma mauvaise langue, mais s’il y a une chose que tu ne devrais pas perdre de vue, c’est l’imminence de la Grande Visite.&lt;br /&gt;Et pourtant…&lt;br /&gt;Oui, pourtant nous devons tous y passer un jour ou l’autre. Nous devons tous éventuellement nous allonger dans une caisse en bois, que l’on portera en terre, dans notre dernière demeure, seul : choix du président pour asticots affamés. Coincé dans l’ultime bière, qui ne se déguste malheureusement pas, celle-là.&lt;br /&gt;J’essais de m’encourager en me disant que personne n’y échappe. Que s’il y a une justice en ce bas monde, c’est que tout le monde y passe. Qu’il n’existe pire épreuve que de survivre à un être cher. Mais rien n’y fait. Je ne me fais pas à l’idée, un point c’est tout.&lt;br /&gt;Je n’ai qu’à circuler devant un cimetière pour que le vague à l’âme s’empare de moi.&lt;br /&gt;Tous ces morts. Ces pères et mères de famille. Ces oncles et tantes. Grands-pères, grands-mères. Tous ces enfants… Mon Dieu! tous ces enfants... qui n’auront fait qu’une brève apparition sur terre. Une visite écourtée par la maladie ou un bête accident.&lt;br /&gt;Tous ces êtres endeuillés, tout de noirs vêtus. Tous ces épanchements de larmes destinées à évacuer une douleur insupportable. Toute cette terre remuée. Cette terre consacrée. Consacrée par qui? Pour quoi? L’élévation de l’âme? Qui sait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nauséeux, je jette un coup d’œil en biais. Qu’y a-t-il à voir, si ce n’est la désolation des lieux? L’insolence de ces pierres tombales qui s’étendent à perte de vue. Ces épitaphes incrustées dans le granit. Ces mausolées érigés à la mémoire d’un illustre personnage. Ces cryptes enténébrées renfermant les restes de quelques dignitaires de l’Église.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dépendamment de nos croyances, on va soit aboutir au paradis, soit se fondre dans le néant pour les siècles à venir.&lt;br /&gt;Une préférence, mes agneaux?&lt;br /&gt;Si vous voulez mon avis, que l’on choisisse l’une ou l’autre de ces options, on est baisé sur toute la ligne. Je me vois mal me transformer en particule subatomique et errer de-ci, de-là dans l’immensité du cosmos pour l’éternité, ainsi que de jouer de la harpe sur un beau gros nuage blanc sous la supervision de saint-Pierre.&lt;br /&gt;Si l’on fait fi de ces deux possibilités, que nous reste-t-il, alors?&lt;br /&gt;J’en sais foutre rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’exècre la mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’avait-il affaire à venir s’écraser la gueule dans ma porte patio, ce foutu volatile, de toute manière?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13638441-112144811469834613?l=reflexionsdeladine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/feeds/112144811469834613/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13638441&amp;postID=112144811469834613' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/112144811469834613'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/112144811469834613'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/2005/07/manufacture-de-compost.html' title='Manufacture de compost'/><author><name>Daniel Tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02814366562344691130</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img265.echo.cx/img265/805/webladine11ps.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13638441.post-112109281826067508</id><published>2005-07-11T10:35:00.000-04:00</published><updated>2005-07-11T10:44:45.306-04:00</updated><title type='text'>La courtisane</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/7725/1188/1600/la%20courtisane.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7725/1188/200/la%20courtisane.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il est une chose sur laquelle on devraient tous s’entendre, les scribouillards dans notre genre, c’est ce désir irrésistible que nous avons tous de communiquer avec nos semblables. On souhaite partager, renseigner, débattre, critiquer, séduire, n’importe quoi en autant que cela serve à transmettre une information, livrer un message, étaler nos humeurs sur la place publique.&lt;br /&gt;Une vérité incontestable s’il en est.&lt;br /&gt;Il existe une autre vérité, un peu moins reluisante celle-là, qui consiste à penser que la majorité d’entre nous souffrons de ce que j’appellerais le syndrome de la courtisane.&lt;br /&gt;( Je ne parle pas ici des écrivains de toutes tendances qui essaient de vivre de leurs plumes, idem de celui qui ne fait qu’exposer des faits bruts sans vraiment verser dans le personnel et la polémique. Je parle d’écrits " songés " et engagés, ces écrits qui dévoilent un pan de notre existence, certains aspects pas toujours jojo de notre personnalité ).&lt;br /&gt;Cette façon que nous avons de nous montrer sous un jour nouveau. De jouer de le tignasse pour attirer l’attention. Aguicheurs dans l’âme, nous tentons de séduire notre auditoire à coups de déhanchements lascifs et d’œillades entendues. Nous putassons sans retenues, y allant quelquefois de petits jeux d’esprit destinées à se démarquer de nos consœurs groggy, paumées et parfaitement inculte. Nous voulons démontrer à la face du monde que nous avons une certaine classe. Tout en étant conscient de ne pas arriver à la cheville de la pute de luxe, on se plaît à penser qu’il est pire occupation dans la vie que de faire le trottoir. Comme cette pute que nous sommes tous, on utilise le cyberespace comme une plate-forme de diffusion à haut rendement, un média qui garantie non seulement notre anonymat le plus complet mais, qui plus est, répond à nos plus folles attentes en matière de libertinage.&lt;br /&gt;Dès lors que l’on sache s’exprimer sans trop de difficultés et que l’on projette l’image de quelqu’un qui a les couilles à la bonne place et qui ne s’enfarge pas dans les fleurs du tapis, on peut dire ce que l’on a à dire tout en ménageant les susceptibilités. C’est ça la magie de la manipulation. Ce petit plus qui nous permet à peu près n’importe quelles incartades, en autant que l’on sache faire montre d’un minimum de doigté. Montre-moi ce que t’écris et je te dirai qui tu es, que je serais tenté de conclure.&lt;br /&gt;Corollaire de cette réflexion, je suis de même persuadé que ce goût de courtiser l’utilisateur moyen de Internet correspond à une période donnée de notre existence durant laquelle nous ne sommes pas en harmonie avec nous-même. où il nous manque quelque chose d’indéfinissable et de volatile. Un sentiment de vide intérieur. De trou à combler. Une sorte d’anfractuosité dans notre équilibre émotionnel, une bizarrerie de la nature humaine qui nous fait nous précipiter sur le premier clavier venu pour dévoiler nos pensées les plus intimes.&lt;br /&gt;Ce point d’honneur que nous nous faisions de soustraire notre jardin secret à la vue du premier venu n’est plus, tout à coup, une démarche aussi pertinente. On se rend compte qu’il en va de notre intérêt personnel de dévoiler ces petits secret inavoués. Que le miracle tient justement au fait que d’autres individus sont mis dans la confidence. Que l’on est plus seul dans notre coin. Plus seul à supporter le fardeau du silence. On permet à tous et chacun de s’en mettre plein les yeux, de nos petites misères ponctuelles.&lt;br /&gt;Je le répète, nous sommes tous des putes. Et à ce titre, on a intérêt à bien faire ce pour quoi on s’affiche en publique : la délivrance.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13638441-112109281826067508?l=reflexionsdeladine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/feeds/112109281826067508/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13638441&amp;postID=112109281826067508' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/112109281826067508'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/112109281826067508'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/2005/07/la-courtisane.html' title='La courtisane'/><author><name>Daniel Tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02814366562344691130</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img265.echo.cx/img265/805/webladine11ps.jpg'/></author><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13638441.post-112077190064570229</id><published>2005-07-07T17:30:00.000-04:00</published><updated>2005-07-07T17:31:40.656-04:00</updated><title type='text'>L'homme derrière le salaud</title><content type='html'>( Suite de la rubrique " le justicier " )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après la raclée que ma mère a subit, rien n'a plus jamais été pareil par la suite. Mon père s'est fait mettre à l'ombre, le temps pour lui de réfléchir au geste qu'il venait de commettre. Ma mère s'en faisait pour l'avenir: comment vais-je m'en sortir, avec ton père qui est en prison ?, qu'elle m’assena le soir-même de l’incident. Comme si un enfant de sept ans pouvait connaître la réponse. À plus forte raison quand cet enfant de sept ans est traumatisé par les événements.&lt;br /&gt;Sitôt le bonhomme derrière les barreaux, mes oncles et tantes ( frères et soeurs, si vous avez suivit l'histoire ) décidèrent de se concerter afin de trouver une solution au petit problème passager.&lt;br /&gt;( C'est sciemment que je traite l'événement comme s'il s'était agit d'une simple irritation. Il était d'usage courant à l'époque de banaliser les violences conjugales, entre autre choses en en niant l'existence et en bâclant la résolution du problème. Jusqu'au clergé qui encourageait les familles à régler leurs petits désacords à l'interne. La femme n'était pour eux qu'un citoyen de seconde classe, qui méritait de temps à autres de se faire ramener à l'ordre lorsqu'elle osait dévier de son rôle de femme aimante et servile ).&lt;br /&gt;J'ignore qu'elle fut la teneur de leurs propos, mais sitôt l'affaire expédié, tout ce beau monde ne trouva rien de mieux à faire que de justement nous expédier, ma mère et moi, chez la moitié de mon patrimoine génétique. C'est alors que commenca ce qui n'allait pas tarder à devenir la plus éprouvante expérience de ma jeune personne. Imaginez un peu: non seulement nous aboutissions dans une famille sans y avoir été invité, mais de surcroit, dans une famille dont le coq de basse-cours éprouvait une aversion à peine voilée envers le sale merdeux que j'étais. On ne fut pas long à comprendre que les choses allaient marcher à la façon de monsieur, que l'on avait intérêt à adopter un profil bas, nous fondre dans le décors. Et que si ça ne faisait pas notre affaire, nous n'avions qu'à lever les voiles et disparaîtres pour de bon. Tout le monde ne s'en porterait que mieux.&lt;br /&gt;Malheureusement pour lui, la visite s'est éternisée.&lt;br /&gt;Je ne garde qu'un souvenir très vague de ce que fut ma relation avec ma mère naturelle à cette époque. J'imagine qu'elle faisait comme ma mère adoptive, qu'elle fermait sa gueule et déplacait le moins d'air possible. Ça devait probablement être le cas car je revois encore son mari aller prendre sa cuite à tous les jours et se ramener le portrait à l'appartement en divaguant et chancelant sur ses jambes. Quand il était dans cet état, inutile de vous dire que la tappisserie se ramassait avec un nouvel élément chimique, qui tenait plus du biologique que du syntétique.&lt;br /&gt;On fait un plat aujourd'hui de l'administration de la fessée en guise de réprobation face aux mauvais comportements d'un enfant. Ben, laissez-moi vous dire qu’à l’époque la chose était répandue comme c’est pas possible. Je garde le souvenir de quelques bonnes taloches administrées sur les fesses qui m'empêchèrent de m'asseoir des heures durants; le grand slack n'avait pas son meilleur pour discipliner les têtes fortes dans mon genre.&lt;br /&gt;( S'il y a bien une chose que mon père ( grand-père ) se faisait un point d'honneur de ne jamais faire, c'est de s'en prendre physiquement à moi. Je lui en suis reconnaissant: c'est pas tout le monde qui aurait fait preuve de la même retenue face à un enfant, en cette ère bénie de châtiment corporel ).&lt;br /&gt;Toujours est-il que nous sommes resté presque un an dans notre famille d'acceuil. De crises de larmes en crises d'angoisses, j'ai fait mon petit bonhomme de chemin dans cette tourmente dont je me serais aisément passé.&lt;br /&gt;J'allais voir mon père de temps à autre. Je me souviens comme si c'était hier encore de son appartement. Un appartement qui tenait plus d'une maison de chambre que d'un appartement comme tel. Aussitôt entré, ont s'assoyaient tous les deux à table. Invariablement, il en venait toujours à m'offrir un chocolat au lait, et invariablement, j'en venais toujours à accepter son offre. Une petite gâterie qu'il devait avoir toutes les difficultés du monde à s'offrir, mais qu'il tenait quand même à posséder, ne serait-ce que pour s'assurer de la régularité de mes visites.&lt;br /&gt;Assis l'un en face de l'autre, nous avons discutés, et discutés, et discutés. De sujets la plupart du temps sans réels intérêts – en fait, il voulait surtout savoir si on reviendra jamais habiter avec lui moi et ma mère, question pour laquelle je n'avais évidemment aucune réponse à fournir – mais routine oh combien appréciée par l'enfant écorché par la vie que j'étais. Tout, en autant que je jouisse de sa présence. Dans ces moments-là, il était tout à moi. À ma seule disposition. Si je lui avais demandé quoi que ce soit, je suis persuadé qu'il aurait remué mer et monde pour satisfaire à mes moindres caprices; tout un changement d'attitude par rapport avec l'égoïsme avec lequel il nous avait habitué de négocier. Il n'y avait, chez lui, plus aucune trace d'aggressivité. Son visage taillé dans le roc n'évoquait plus la froideur de la pierre. Un sbire sans émotions à la solde d'un capo de la mafia.&lt;br /&gt;C'est plate à dire mais, à ma satisfaction personnelle, il n'était plus l'ombre de lui-même. Il n'était que le pâle reflet de cet homme qu'il avait été: fier et indestructible. Une sorte de super-héros sans foi ni loi, toujours prêts à donner le change à tous ceux qui auraient voulu lui mettre des bâtons dans les roues.&lt;br /&gt;Mes yeux d'enfants ne voyaient plus qu'un être fragile dont la vie n'avait pas fait de quartier...&lt;br /&gt;Un homme de la vieille école. Un homme vieux, décrépit, vouté. Silhouette spectrale sans relief...&lt;br /&gt;Un homme qui n'aura pas su répandre l'amour autour de lui...&lt;br /&gt;Un homme qui ignorait tout du sens du mot compromis..&lt;br /&gt;Mais qui savait faire le meilleur des chocolats au lait qui soit.&lt;br /&gt;( À suivre... )&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13638441-112077190064570229?l=reflexionsdeladine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/feeds/112077190064570229/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13638441&amp;postID=112077190064570229' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/112077190064570229'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/112077190064570229'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/2005/07/lhomme-derrire-le-salaud.html' title='L&apos;homme derrière le salaud'/><author><name>Daniel Tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02814366562344691130</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img265.echo.cx/img265/805/webladine11ps.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13638441.post-112033396729907540</id><published>2005-07-02T15:25:00.000-04:00</published><updated>2005-07-05T11:20:43.463-04:00</updated><title type='text'>La rondelle</title><content type='html'>J'ai été faire une ride à vélo hier. À bout de souffle, le cul en feu et la goutte au nez, je suis descendu de ma monture et suis allé me reposer à l'ombre d'un bâtiment municipal, qui s'avéra être une usine de traitement des eaux usées. Une fois remis de mes émotions, je suis allé faire un tour du côté de deux bassins de décantation à ciel ouvert. L'endroit est ceinturé par une clôture Frost dont le portillon est cadenassé.&lt;br /&gt;Il fait beau l'été. Un peu humide, mais oh combien agréable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une bouteille d'eau à la main, j'arpente sans but précis le stationnement gravillonné. Je me laisse pénétrer par cette langueur que seul un moment bénit des dieux comme celui-ci peut procurer. Je ne suis pas pressé de remonter en selle. La tête perdue dans mes pensées, je balaie les alentours du regard, à l'affût de ce menu détail qui a le don d'allumer en moi la flamme de l'inspiration. Il s'agit bien souvent d'un détail insignifiant. Une chose qui n'est pas à sa place, par exemple. Qui détonne d'avec son environnement. Du genre lamelle de mica sur une plage de sable blanc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme de fait, je suis tombé sur l'anomalie. Une chose encore plus insignifiante de celles dont j'ai l'habitude de m'inspirer. Une simple rondelle métallique, dont l'utilité principale consiste à empêcher l'écrou de pénétrer trop profondément dans tous types de matériaux. Un ouvrier l'aura sans doute laissé tomber de sa boîte à outils, et ne se sera pas donné la peine de le ramasser. Ce n'est pas la première et ce ne sera pas la dernière fois que l'on laissera derrière soi un objet de si peu de valeur. Ce n'est quand même pas comme perdre un objet significatif, un tournevis ou un marteau, genre. On peut facilement se remettre d'une telle perte. Une amorce d'irritation, et le tour est joué. Adios amigos, et mes salutations à toute la famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des questions me trottent dans la tête.&lt;br /&gt;Qui a égaré l'objet ?&lt;br /&gt;À quoi ressemble-t-il ( elle ) ?&lt;br /&gt;Il ( elle ) a quel genre de caractère ?&lt;br /&gt;Quel ( le ) est son train de vie ? Est-il ( elle ) marié ( e ) ?&lt;br /&gt;Des enfants ? Des buts ? Des rêves ? Des réalisations ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si, de par son statut de spectatrice inerte et captive, la rondelle était à même de fournir ces informations. Si elle était capable d'emmagasiner certaines données relatives à son passage parmi nous. Et tout aussi capable de déballer son sac à qui sait s'y prendre avec elle. Si une telle chose se pouvait, tous autant que nous sommes, ne nous précipiterions-nous pas sur la première chose susceptible de nous en apprendre davantage sur les personnes qui nous entourent ? Ne serions-nous pas curieux de savoir ce que le beau-frère pense réellement de nous ? Les raisons pour lesquelles notre ami d'enfance a pris ses distances depuis un certain temps ?&lt;br /&gt;Affabulations, dites-vous ?&lt;br /&gt;Saviez-vous qu'il y a une branche de la parapsychologie qui traite justement de ce phénomène que l'on nomme la psychométrie ? Je vous donne l'information pour ce qu'elle vaut, faites-en ce que vous voulez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre question me trotte dans la tête.&lt;br /&gt;De combien d'années un objet doit-il être âgé avant de le considérer comme un artéfact ? On exhume sur une base régulière des artéfacts amérindiens dans la région. Si l'on se fie à la période durant laquelle les différentes tribus amérindiennes ont prospéré le long du Saint-Laurent, j'imagine que l'on parle de quelques siècles. Partant de ce postulat, est-ce absurde de penser que notre rondelle métallique risque de devenir la propriété de quelque conservateur de musée du futur qui s'empressera de la mettre sous verre ? Au vu de cette pièce de collection, les visiteurs du futur ne risquent-ils pas d'aborder l'objet sous le même angle que l'a fait leur ancêtre que je suis. C'est à dire se poser le même genre de questions que ceux mentionnées plus haut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et on en revient à la case départ: la rondelle.&lt;br /&gt;Ce désir involontaire de laisser une trace de notre passage sur Terre. Un souvenir sur lequel se raccrocher lorsque le besoin de renouer avec un moment fugace de notre passé se fait sentir. Certains personnages importants peuplerons pour des siècles à venir les ouvrages de références. D'autres, de purs inconnus ceux-là, sortiront de l'anonymat sous la forme d'une découverte scientifique les concernant. On a qu'à penser aux différents spécimens d'hominidé découverts au fil des ans pour comprendre de quoi il retourne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est un rituel que l'on accomplie sur une base régulière, et je parle ici de l'inscription manuscrite gravé à la surface d'une plaque de ciment fraîchement coulée. J'en veux pour preuve les inscriptions que j'ai moi-même effectuées sur la dalle de ciment qui supporte la pompe de ma piscine. Y sont inscrits le surnom de mes enfants ainsi que la date et l'année de l'ouvrage. Lors de la manipulation de la pompe, il m'arrive de porter mon attention sur les inscriptions et me remémorer de bons souvenirs les concernant. C'est un témoin silencieux de leur passage sur Terre. Ma modeste contribution à la pérennité de leur souvenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui m'emmène à parler de ma propre marque. La polyvalente de mon village fut construite en l'an de grâce 1972. Sur son flanc, on installa un trottoir qui devait servir à drainer ce flot d'étudiants qu'un bâtiment de cette capacité n'allait pas tarder à accueillir. Le jeune facétieux que j'étais à l'époque n'allait pas manquer une telle occasion de passer à l'histoire. Non pas que le coup fut prémédité, mais disons que lorsque l'occasion s'est présentée, j'ai pas fait volte-face et partit à courir dans l'autre direction. Profitant du fait que personne ne rôdait aux alentours, je ne me suis pas fait prier pour marcher sur le ciment fraîchement coulé. Étrange sensation que celle de fouler un endroit interdit: les jeunes écervelés de toutes générations confondues en conviendront. Bref, mon geste, tout insouciant fut-il, aura été pour moi une vitrine d'exposition que des centaine de personnes auront piétinée au gré de leurs allers et venues autour de la bâtisse. Certains ont dû s'interroger sur la provenance de ces marques insolites, alors que d'autres ont dû paser leur chemin, comme si de rien était. Que vous soyez d'un côté ou de l'autre de la clôture, un fait demeure: y'a de forte chance que ces traces de mon passage sur Terre me survivent. D'ici à ce que je bouffe les pissenlits par la racine, je me rends de temps à autres sur les lieux du méfait, et j'en profite toujours pour faire un voyage dans le passé, ce passé au contours de plus en plus diffus, où, pour l'espace d'un instant, un ado d'à peine quatorze ans a su se projeter dans le futur et venir émouvoir l'homme mûr que je suis devenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS. S'il vous arrive jamais de passer par Beauharnois, faites un petit crochet vers le haut de la ville et aller jeter un coup d'œil à la polyvalente. Là, tout à côté, gravé pour des décennies à venir, si vous cherchez attentivement, vous allez trouver...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13638441-112033396729907540?l=reflexionsdeladine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/feeds/112033396729907540/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13638441&amp;postID=112033396729907540' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/112033396729907540'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/112033396729907540'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/2005/07/la-rondelle.html' title='La rondelle'/><author><name>Daniel Tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02814366562344691130</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img265.echo.cx/img265/805/webladine11ps.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13638441.post-112023404596455088</id><published>2005-07-01T12:01:00.000-04:00</published><updated>2005-07-02T15:24:53.063-04:00</updated><title type='text'>Le "justicier"</title><content type='html'>Un gamin de huit ans ne devrait jamais rentrer chez lui et trouver sa mère étendue sur le plancher de cuisine, le visage tuméfié et les lèvres en sang. Jamais!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est pourtant ce qui m'est arrivé, et arrive trop souvent à une portion non négligeable d'enfants. Avant de continuer, faut que vous sachiez que j'ai été élevé par ma grand-mère. Ma mère biologique s'est fait engrosser à l'âge dix-sept ans par un américain qui était de passage dans la métropole au moment où ses hormones la démangeaient. Vu qu'elle était sur le point de se marier, et qu'il n'était pas question pour son futur mari qu'elle lui impose la présence d'un enfant né du pécher, c'est ainsi que j'ai abouti chez ma grand-mère, qui m'a adopté dans les tous premiers mois de mon existence. C'était ça ou grossir les rangs des orphelins de Duplessis - avec ce que l'on sait aujourd'hui de ce qu'il leur est arrivé, ce fut un moindre mal, si vous voulez mon avis. En fait, je suis injuste de dire ça. C'est sans commune mesure. J'ai eu la chance d'être amoureusement élevé par cette femme extraordinaire, qui a mit ses propres intérêts personnels en veilleuse afin de s'occuper de l'engeance de son ingrate de fille, cette même fille qu'elle allait accompagner au pied de l'autel et dont elle allait se faire du sang d'encre pour les années à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma mère ( grand-mère ) m'a inculqué des valeurs et des préceptes moraux d'une autre époque. Une époque où les mots respect de l'autorité, discipline et persévérance voulaient encore dire quelque chose. Non pas que l'émergence d'un nouvel ordre social issu d'un désir légitime de changement fut mauvais en soi. Sauf que, partant de ce prémisse, les abus de toutes sortes furent légions, y compris l'accession aux paradis artificiels. Un monde peuplé d'intellectuels néo-libéralistes qui voulaient refaire le monde sur une feuille de chanvre. S'agissait pas de savoir s'ils réussiraient effectivement à s'affranchir de leur passé, mais d'entretenir l'illusion que c'était le cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, ma mère m'a inculqué des valeurs...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon père ( grand-père ) a tenté, quant à lui, de m'inculquer des travers. Entre autres choses, à régler mes différents à coups de claques sur la gueule; refuser toutes formes de compromis; tasser de mon chemin tous ceux qui pensent différemment de moi. En un mot, devenir le monstre d'égoisme que lui-même était. Un monstre dont l'enfant que j'étais n'a jamais deviné l'existence. Le croque-mitaine était parmi nous, personnifié par l'homme qui était sensé subvenir à nos besoins ainsi que nous protéger, et je n'en ai foutrement rien su.&lt;br /&gt;En certaines occasions, ma mère pouvait respirer plus à l'aise: il était tout sucre tout miel lorsque j'étais dans les environs. Hypocrite jusque dans les moindres replis de son être, il attendait, pour exécuter sa sale besogne, que personne ne puisse le déranger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme le prédateur qui s'apprête à fondre sur sa proie, il attend son heure. Rien ne presse. Elle est à sa merci. Ne reste plus qu'à fignoler les derniers détails. Qu'est-ce qu'il va lui faire, à la salope? Par quoi commencer? Je l'imagine en train de cuver son vin et s'inventer une histoire dans lequel il s'octroit le rôle de ce justicier par qui arrive le châtiment. Dans son esprit dérangé, il a tous les droits, dont celui de foutre une correction à cette femme qui a eu l'insolence de le contrarier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'écris cette histoire avec un pincement au coeur. Elle me confronte avec mes propres démons intérieurs. Héritier d'un legs chargé d'émotions contradictoires, je suis devenu le résultat de ces deux pôles d'influences, avec ce que cela représente de tiraillements intérieurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À suivre...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13638441-112023404596455088?l=reflexionsdeladine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/feeds/112023404596455088/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13638441&amp;postID=112023404596455088' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/112023404596455088'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/112023404596455088'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/2005/07/le-justicier.html' title='Le &quot;justicier&quot;'/><author><name>Daniel Tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02814366562344691130</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img265.echo.cx/img265/805/webladine11ps.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13638441.post-112023352775394778</id><published>2005-07-01T11:57:00.000-04:00</published><updated>2005-07-01T12:43:21.840-04:00</updated><title type='text'>Première épreuve</title><content type='html'>On subit, au cours de notre existence, plusieurs épreuves qui sont sensées forger notre caractère au gré de nos aptitudes personnelles à faire face à la musique. Je me rappelle, comme si c'était hier encore, avoir été témoin du plus bête des accidents qu'il fut possible d'imaginer. Je devais avoir six-sept ans. J'étais installé sur une des galeries qui surplombaient les cours intérieures dont je fais référence plus bas. Maintenant que j'y pense, je devais effectivement être âgé d'au moins sept ans car j'étais assez grand pour voir par dessus la rambarde qui ceinturait ladite galerie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des gens, tout en bas, s'affairaient à transporter des matériaux de construction. Parmi l'incessant va et vient des ouvriers de la construction, se trouvaient une bande d'enfants à joyeusement s'amuser. Insouciants du danger et obnubilés par le respect intégral de leur scénario ludique, les enfants couraient dans tous les sens, comme des poules pas de têtes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si j'étais pas aussi peu enclin à sociabiliser, j'aurais probablement été parmi eux à ce moment là, avec tout ce que cela aurait signifié de changements du cours des événements. Quoi qu'il en soit, je n'étais pas là, et je ne m'en porte pas plus mal aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, les enfants couraient dans tous les sens. Un moment donné, l'un des hommes débouche de l'entrée cochère avec une empillade de déclin d'aluminium posée en équilibre précaire sur son épaule. Rétrospectivement, je suis persuadé que le temps, à ce moment précis, s'était contracté. Je vois l'homme traverser la cours au ralenti - le père de l'enfant, si la mémoire ne me fait pas défaut; l'enfant se précipiter à sa suite; dans le dos de l'homme, le déclin d'aluminium fléchir dangeureusement, jusqu'à arriver à la hauteur du visage de l'enfant; le cri d'une mère affolée - qui devait sûrement avoir anticipé le pire - fendre le calme relatif de cette matinée tragique; ce qui devait arriver, arriver. L'enfant s'est embroché l'oeil dans le coin du panneau d'aluminium. Je n'oublierai jamais le hurlement de douleur qui fusa de ses entrailles au moment ou il portait la main à son oeil. D'un terrible coup du destin, sa vie venait de basculer. En une fraction de seconde, le sort aura voulu qu'il devienne borgne pour le restant de ses jours. Je le revois se réfugier, en pleurs, dans les bras de sa mère. Le père, laisser tomber son chargement, pour se précipiter à sa suite. Tous ce beaux mondes réintégrer leur logement et se mettre en mode urgence. Le souvenir que je garde de cet événement s'arrête là. Je n'ai pas souvenance avoir jamais été en contact avec l'enfant par la suite. J'imagine que la terrible épreuve aura fait en sorte d'affligée la mère d'un réflexe de surprotection facilement compréhensible. Voilà, c'était un pan de mon existence que je voulais partager avec vous. Je reviendrai de temps à autre sur certaines anecdotes de mon crue, histoire de placoter de tout et de rien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13638441-112023352775394778?l=reflexionsdeladine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/feeds/112023352775394778/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13638441&amp;postID=112023352775394778' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/112023352775394778'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/112023352775394778'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/2005/07/premire-preuve.html' title='Première épreuve'/><author><name>Daniel Tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02814366562344691130</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img265.echo.cx/img265/805/webladine11ps.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13638441.post-112023296854682420</id><published>2005-07-01T11:49:00.000-04:00</published><updated>2005-07-01T11:57:00.870-04:00</updated><title type='text'>Les étrennes</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/img/66/6271/640/Cadeau.jpg"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #660066 2px solid; BORDER-TOP: #660066 2px solid; MARGIN: 2px; BORDER-LEFT: #660066 2px solid; WIDTH: 153px; BORDER-BOTTOM: #660066 2px solid; HEIGHT: 176px" height="220" src="http://photos1.blogger.com/img/66/6271/320/Cadeau.jpg" width="158" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Issu d'un milieu défavorisé, et de ce fait stigmatisé pour toujours par le rapport amour-haine que j'entretiens depuis ce temps envers les présents, je pouvais repasser pour les cadeaux digne de ce nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Petite mise au point avant d'aller plus loin. Je ne joue pas, ici, la carte du misérabilisme pour satisfaire un besoin irrésistible d'appittoiement sur mon sort, loin s'en faut. Je ne fais que relater, au meilleur de mes connaissances, les faits signifiants qui auront fait en sorte que je sois l'homme que je suis devenu ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je garde le souvenir de deux cadeaux m'ayant été remis à un Noel quelconque de ma tendre enfance. J'ignore si ce furent les seuls cadeaux à m'avoir été donnés à l'époque, mais je ne me souviens que de cet événement précis. J'étais couché, comme tout bon enfant qui attend la venue du Père Noel se doit de l'être, lorsque l'ouverture de la porte me révéla la présence de ma mère, qui m'encouragea à me réveiller et à me lever afin d'aller constater par moi-même ce que le vieil homme à la barbe blanche avait laissé derrière lui. à mon intention. Aucun souvenir d'un sapin trônant dans le salon, de décoration festive, et encore moins de repas des fêtes digne de ce nom. De retour dans ma chambre, je m'empressai de déchirer le papier emballage - qui, j'imagine, devait se résumer à quelques pages de journaux maladroitement ficelées -, pour me révéler le fruit de mon indiscrétion. Ceux qui on déjà eu cinq ans comprendront sans peine la fascination que peut exercer sur un enfant de cet âge le simple fait d'anticiper ce que doit receler l'emballage, tout artisanal puisse-t-il être. Dans ce cas particulier, des blocs en bois, dont les faces étaient ornées de lettres d'alphabet creusées en relief, ainsi qu'une ambulance blanche, qui avait la particularité de faire hurler ses sirènes au moindre déplacement. Des heures de plaisirs garanties... Mais, au moins, je pouvais me targuer - comme si, à l'époque, ça pouvait signifier quoi que ce soit d'important - que pour un bref clignement d'existence, j'étais, à ce moment précis, un enfant comme les autres. Un enfant qui pouvait prétendre à une vie normale, avec tout ce que cela incluait de petit bonheur emballé dans du papier journal.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13638441-112023296854682420?l=reflexionsdeladine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/feeds/112023296854682420/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13638441&amp;postID=112023296854682420' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/112023296854682420'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/112023296854682420'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/2005/07/les-trennes.html' title='Les étrennes'/><author><name>Daniel Tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02814366562344691130</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img265.echo.cx/img265/805/webladine11ps.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13638441.post-112023259123472629</id><published>2005-07-01T11:43:00.000-04:00</published><updated>2005-07-01T11:45:42.743-04:00</updated><title type='text'>Les monstres nouveaux</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/img/66/6271/640/jackson.jpg"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #660066 2px solid; BORDER-TOP: #660066 2px solid; MARGIN: 2px; BORDER-LEFT: #660066 2px solid; WIDTH: 153px; BORDER-BOTTOM: #660066 2px solid; HEIGHT: 188px" height="234" src="http://photos1.blogger.com/img/66/6271/320/jackson2.jpg" width="163" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Michael Jackson a été blanchit hier de toutes les accusations qui pesaient contre lui. On parle ici d'attouchements sexuel sur mineurs, incitations à la débauche, séquestration et j'en passe. Le roi est mort, vive le roi! L'histoire n'est pas sans rappeler notre petit drame bien à nous, qui est maintenant convenu d'appeler l'affaire Cloutier. Si vous avez l'impression de deviner une touche sarcastique dans le ton du propos, vous n'avez pas tort. C'est que, au cas ou vous ne le sauriez pas, on est tous des voyeurs dans l'âme. Nous salivons devant la perspective d'en apprendre un peu plus sur les détails croustillants entourant l'affaire Cloutier. L'utilisation d'un téléphone comme objet sexuel, ouach... honn!&lt;br /&gt;Exemple: n'est-on pas resté sur notre appétit quand, dans le dossier de la prostitution juvénile qui sévissait à québec il y a peu de temps, on a appris que le procureur de la couronne entendait ne pas porter d'accusations contre les humoristes qui auraient obtenu des faveurs sexuelles contre rémunération, tout ça faute de preuve? Je ne m'en cache pas, j'aurais été curieux de voir s'abbatre le glaive de la justice sur la tête de certains bouffons qui se croient tout permis, y compris le vol de l'innocence. Au risque de m'attirer les foudres de certains spécialistes qui jonglent avec la thèse de la perversité pour expliquer la naissance d'un attrait proscrit par la société pour la jeune Nathalie Simard de l'époque, je dis ho! les moteurs. Si on avalise cette thèse, c'est que l'on fait abstraction du fait que l'homme est un être sexuellement tourmenté, ayant un penchant naturel pour la chair fraîche. Faut pas se leurrer et penser que tout le monde, il est beau, tout le monde, il est gentil. Autre chose en passant, ne dit-on pas que c'est l'occasion qui fait le larron? Partant de ce principe, ne serait-il pas plus sage que certains parents y pensent à deux fois avant de confier leurs enfants à de parfaits étrangers sous le prétexte qu'ils veulent en faire des vedettes instantanées, quitte à se donner bonne conscience en se disant que ce n'est pas plus pire que de le confier au bon soin de la société afin que celle-ci pourvoit à son éducation, avec tout ce que cela représente d'aléas imprévisibles?&lt;br /&gt;Pour solutionner le problème, je dit ceci: gardons l'oeil ouvert. Faisons confiance, oui, mais une confiance dont on a nous-même dressé les balises. À commencer par interdire toute forme d'intimité entre un adulte dont on sait très peu de chose et un enfant laissé à lui-même - on repassera, si on veut me faire croire qu'il est dans le cours normal des choses, pour une pré-adolescente, de coucher dans le même motel que son gérant - et de prolongement dans le temps d'une relation d'affaire qui pourrait éventuellement aboutir sur quelque chose de moins désintéressée que le simple intérêt professionnel.&lt;br /&gt;Voilà pour Cloutier et tous ses semblables. Pour ce qui est de madame Simard, si j'en avais l'occasion, je la serrerais très fort dans mes bras, lui ferais un gros câlin et lui dirais combien elle est belle, extérieurement et intérieurement. Je lui dirais que la vie n'est pas qu'une suite ininterrompue de viscissitudes et de rêves brisés. La tempête finie toujours par passer, le soleil, percer les nuages. Tel l'oiseau mythique, nous avons alors l'impression de renaître de nos cendres. Juché sur un promontoir rocheux, la tête tourné vers les étoiles, le duvet de nos plumes dansant au gré de l'alizé, nous ouvrons grandes nos ailes et prenons notre essort, pour nous élancer plus haut, toujours plus haut, là ou nous serons pour toujours hors de portée de la méchanceté humaine. Nous nous laissons porter par les courants ascendants. Nous sommes bien. Nous sommes en vie. Nous vivons! Oui! nous vivons!Qu'on se le tienne pour dit: y'en aura toujours, des vieux cochons. S'agit d'ouvrir l'oeil, et le bon. Pour ce qui est de Jackson, on n'a qu'à lui regarder la bouille informe qui lui tient lieu de visage pour immédiatement faire un lien entre cette aberration et le renard qu'on s'apprête à inviter dans le poulailler. Mais ça... quand on a fait la distribution du discernement, y'en a qui ont dû se rapporter malade.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13638441-112023259123472629?l=reflexionsdeladine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/feeds/112023259123472629/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13638441&amp;postID=112023259123472629' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/112023259123472629'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/112023259123472629'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/2005/07/les-monstres-nouveaux.html' title='Les monstres nouveaux'/><author><name>Daniel Tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02814366562344691130</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img265.echo.cx/img265/805/webladine11ps.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13638441.post-112023200021062734</id><published>2005-07-01T11:33:00.000-04:00</published><updated>2005-07-01T11:39:56.290-04:00</updated><title type='text'>Le tabou de l'argent</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/img/66/6271/640/et%20si%20c"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #660066 2px solid; BORDER-TOP: #660066 2px solid; MARGIN: 2px; BORDER-LEFT: #660066 2px solid; WIDTH: 145px; BORDER-BOTTOM: #660066 2px solid; HEIGHT: 194px" height="212" src="http://photos1.blogger.com/img/66/6271/320/et%20si%20c%27tait%20vrai...2.jpg" width="158" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un article publié pour le compte d'un quotidien montréalais daté du 18 juin 2005, on apprend, de la plume de la journaliste Manon Guilbert, que l'auteur Marc Levy vient de publier un nouveau roman qui se veut la suite de son best seller " et si c'était vrai ", paru il y a de cela quelques années. Les droits d'en faire une adaptation cinématographique ont été cédés aux studios Dreamwork, qui en ont fait un film, réalisé par nul autre que Steven Speilberg, à paraître sur nos écrans le 16 septembre prochain. À une question posée par la journaliste, Levy indique n'avoir pas jonglé un seul instant avec l'idée de donner une suite à son roman dans un but mercantile.&lt;br /&gt;Ce long préambule pour aboutir au noeud du sujet: l'inclinaison qu'a l'être humain à travestir la réalité et rentrer dans le rang, comme les moutons que nous sommes tous. Qui a dit qu'il était politicaly incorrect d'aborder le sujet de l'argent en publique? Quoi, si on a le malheur de le faire, le mauvais sort s'acharnera sur nous pour les années à venir? Le poil va nous pousser dans les oreilles? Que sais-je encore.&lt;br /&gt;Écoutez, on va pas se conter d'histoires et prétendre que l'appât du gain est la dernière de nos préoccupations. Que ce soit le travailleur à la petite semaine, de même que l'huile qui passe ses fins de semaine à lézarder sur son yatch, rien n'est moins vrai. Et dans ce sens, je vais même rajouter que plus quelqu'un en a de collé, plus il en veut, et plus il en voudra. C'est une simple question de cours naturel des choses.&lt;br /&gt;Pour appuyer mon point de vue, je vous invite à faire aller votre imagination. Admettons, pour un instant, que nous sommes le Marc Levy en question. Un beau jour, quelqu'un, quelque part, décide que la cession de nos droits d'auteur sur le fameux bouquin vaut son pesant d'or. Et, pour couronner le tout, qu'on s'apprête à faire appel à un grand-maître de la pellicule pour en faire ladite adaptation.&lt;br /&gt;Comment on se sent? Élémentaire, mon cher Watson, on se sent en liesse. On nage en plein bonheur. On ne porte plus à terre. À nous la reconnaissance universelle.&lt;br /&gt;Une fois la poussière retombée, le cortège d'entrevues derrière soi, le panégyrique de nos réalisations expédiée, quelques titres plus tard, assis devant l'ordinateur, notre ciboulot se met en mode réflexion. Et si je sautais dans le train en marche? Si je profitais de ma nouvelle célébrité pour me réaliser davantage? M'élever au rang d'icône de la littérature? Et notre cerveau reptilien de nous répondre: pourquoi pas, bonhomme ?&lt;br /&gt;Maintenant... retournons à notre entrée en matière. La journaliste pose une question simple, du genre " étant donné l'intérêt manifesté par les patrons d'une grande boîte de production pour votre roman, avez-vous jamais pensé lui donner une suite ? " , pour se faire répondre quelque chose du genre " jamais il ne m'est venu à l'esprit d'écrire une suite pour la simple raison atavique de profiter de la manne ".&lt;br /&gt;OK, je veux bien croire que le monsieur est sincère dans sa réponse. Qu'il est ce genre d'artiste que toutes considérations matérielles laisse de glace. Quand même... Faut pas charrier. Y avez-vous vu l'air? Il est loin de l'image que je me fais de l'artiste sans le sou ne vivant que pour son art. Il me fait plutôt penser à ces nouveaux-riches intello qui habitent un quartier chic dans une métropole grouillante d'activités, et qui fréquentent les meilleurs tables de la ville en bonne compagnie.&lt;br /&gt;Exagéré, me direz-vous. Probablement. Mais il n'en demeure pas moins que les personnalités publiques rechignent souvent à aborder ce sujet délicat qu'est l'argent. Comme si le fait de s'abaisser à s'en faire pour une chose aussi futile vous enlevais toute forme de crédibilité.&lt;br /&gt;J'ai hâte au jour où quelqu'un osera dire: mets-en que j'ai fait ça pour l'argent. Tu y vois un inconvénient, ma belle?&lt;br /&gt;Et si c'était vrai...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13638441-112023200021062734?l=reflexionsdeladine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/feeds/112023200021062734/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13638441&amp;postID=112023200021062734' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/112023200021062734'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/112023200021062734'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/2005/07/le-tabou-de-largent.html' title='Le tabou de l&apos;argent'/><author><name>Daniel Tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02814366562344691130</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img265.echo.cx/img265/805/webladine11ps.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13638441.post-112023152034600476</id><published>2005-07-01T11:25:00.000-04:00</published><updated>2005-07-01T11:28:46.690-04:00</updated><title type='text'>L'art de pas savoir quand s'arrêter</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/img/66/6271/640/schiasson11.jpg"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #660066 2px solid; BORDER-TOP: #660066 2px solid; MARGIN: 2px; BORDER-LEFT: #660066 2px solid; WIDTH: 152px; BORDER-BOTTOM: #660066 2px solid; HEIGHT: 195px" height="161" src="http://photos1.blogger.com/img/66/6271/320/schiasson11.jpg" width="144" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lu sur le blogue d'Étienne Goulet cet édifiant commentaire d'un autre internaute: Sophie Chiasson est juste une saloppe (sic) qui aime les crotte (sic) de nez a (sic) Michel Therrien….&lt;br /&gt;Hum... De la classe jusqu'au bout des cheveux, le bonhomme. Ceci dit, passons au noeud du sujet. Paraît que la belle enfant songerait à nous faire partager son expérience via un livre à paraître cet automne.&lt;br /&gt;Je peux me tromper, mais c'est une démarche qui me semble à ce point précipité que les motivations ne m'en paraissent que plus douteuses. Ça sent la manipulation à plein nez. Comme si quelqu'un ayant flairé la bonne affaire lui avait fait une offre qu'elle pouvait difficilement refuser. Il l'aura convaincu de partager son expérience en lui faisant miroiter la possibilité de s'en mettre encore plus dans les poches. Si c'est le cas, elle aurait du faire montre de retenue. Y'avait pas le feu. Elle aurait pu attendre que les choses se tassent. Laisser retomber la poussière. Au lieu de quoi, elle s'accroche à son quinze minutes de gloire, donnant ainsi l'impression que tout ce qu'elle fera à partir de maintenant semblera faire parti d'une mise en scène depuis longtemps planifiée.&lt;br /&gt;Je connais pas la fille. C'est peut-être elle, la manipulatrice, dans toute cette histoire. Qui sait si Filion, malgré l'évidente idiotie de ses propos, n'a pas été l'agneau sacrifié sur l'autel de l'assouvissement. Elle est peut-être une incorrigible égocentrique qui ne pense qu'à son petit bien-être personnel, même si cela dut signifier pour elle d'entraîner des victimes dans son sillage. Si c'est effectivement le cas, je trouverais ça dommage. Une autre illusion en un monde meilleur d'envolée.&lt;br /&gt;Les médias en ont fait une héroïne. Reste à savoir s'ils ne vont pas en faire une renégate aux yeux du public. À force nous imposer sa présence sur différentes tribunes, ils vont finir par être tout aussi responsables de sa dégringolade, le cas échéant.&lt;br /&gt;Toute adorable sois-tu, Sophie Chiasson, il est de ces choses qu'il vaut mieux cesser pendant qu'il en est encore temps, en commençant par l'os que t'arrêtes pas de gruger.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13638441-112023152034600476?l=reflexionsdeladine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/feeds/112023152034600476/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13638441&amp;postID=112023152034600476' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/112023152034600476'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/112023152034600476'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/2005/07/lart-de-pas-savoir-quand-sarrter.html' title='L&apos;art de pas savoir quand s&apos;arrêter'/><author><name>Daniel Tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02814366562344691130</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img265.echo.cx/img265/805/webladine11ps.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13638441.post-112014025194114797</id><published>2005-06-30T09:57:00.000-04:00</published><updated>2005-06-30T15:24:05.933-04:00</updated><title type='text'>Les déchets humains ( 2ièm. partie )</title><content type='html'>Êtes-vous conscient du fait que si je voulais tout savoir sur vous, je n'aurais qu'à fourrer mon nez dans vos poubelles? La poubelle, cette garce qui est incapable de garder un secret. Tournez-lui le dos et elle s'empressera de vous trahir. C'est une confidente de la pire espèce. Celle pour qui le mot &lt;em&gt;personnel&lt;/em&gt; ne veut strictement rien dire. Ayez le malheur d'oublier de lui fermer le clapet, et elle ira &lt;em&gt;tout de go&lt;/em&gt; répandre la bonne nouvelle sur votre compte à qui veut bien le savoir. Il lui suffit de se faire aider par le chat du voisin pour que ce que vous avez été, ce que vous êtes et ce que vous aspirez à devenir devienne du domaine public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pensez-y deux secondes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce qu'ils font, selon vous, les détectives privés, pour brosser un tableau d'ensemble de vos habitudes, vos rêves, vos préoccupations, votre statut familial et financier? Hein! qu'est-ce qu'ils font selon vous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pensez-y deux secondes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous avez raison, ils peuvent se renseigner sur vous auprès de votre employeur, vos connaissances et vos voisins immédiats. Mais ça ne leur dit pas tout. En tout cas, ça ne leur dit pas, par exemple, que votre ado boutonneux plane à la colle Lepage ( les fouineurs retrouvent une quantité industriel de tubes de colle vide sans trace d'une quelconque utilité pratique ); que vous aimez pratiquer des jeux sexuels à caractères masochistes ( on retrouve une cravache qui semble avoir joyeusement servi à labourer les chairs ) ; que le plus jeune de vos enfants est inscrit à un cours de rattrapage scolaire ayant lieu tous les mardis matins à tel endroit ( une note manuscrite rédigée par la mère livre le renseignement ). Voyez le topo?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce suffisamment préoccupant pour m'inciter à faire le tri de ces choses qui pourraient s'adonner être une source de renseignements personnels? Bien sûr que non. Faut pas devenir parano.&lt;br /&gt;Dois-je, de ce pas, aller m'acheter une déchiquetteuse afin qu'il ne subsiste aucune trace de mes documents sensibles? Ça ne servirait strictement à rien dans le cas de la cravache et des tubes de colle précités.&lt;br /&gt;Quoi alors? Un puits sans fond? Un sac de couchage lesté d'un bloc de ciment? Un incinérateur? L'arme nucléaire?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wow! les moteurs. Je pensais pas vous faire grimper de la sorte. On se calme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;OK, que vous vous dites, mais où tout cela nous mène-t-il ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déçu?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13638441-112014025194114797?l=reflexionsdeladine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/feeds/112014025194114797/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13638441&amp;postID=112014025194114797' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/112014025194114797'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/112014025194114797'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/2005/06/les-dchets-humains-2im-partie.html' title='Les déchets humains ( 2ièm. partie )'/><author><name>Daniel Tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02814366562344691130</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img265.echo.cx/img265/805/webladine11ps.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13638441.post-111997207565173406</id><published>2005-06-28T11:06:00.000-04:00</published><updated>2005-06-29T21:55:21.833-04:00</updated><title type='text'>Les déchets humains</title><content type='html'>J'ai jonglé un certain temps avec l'idée d'aborder l'expression "déchet humain" sous un angle purement métaphorique, puis j'ai changé d'avis, le sujet m'apparaissant trop délicat à aborder. Le mot même de "déchet" éveille en nous des images de déchéance et de laisser-aller sur lesquels il vaut mieux ne pas s'attarder. Déjà que l'on doive se farcir les indigents qui se dressent sur notre route, sans devoir, en plus, relater leurs "faits-d'armes".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À bien y penser, et ce malgré le soleil de plomb qui... ah, puis fuck, je rentre en dedans, fait trop chaud... je vais quand même faire une incursion dans ce monde insolite et déjanté, le temps de vous raconter une bien triste histoire. Âmes sensibles s'abstenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors qu'il était de service comme gardien de sécurité dans un grand hôpital montréalais, un homme fut témoin d'une scène pour le moins surréaliste, dont il s'empressa de me livrer le compte rendu dans ses moindres détails. On y avait admis une femme qui n'avait de femme que le sexe dont elle était pourvue. Une espèce d'extra-terrestre, probablement une sans-bris, que l'on avait été ramasser à la petite cuillère dans un quartier malfamé de la ville: balade en ambulance au frais de la princesse, il va s'en dire.&lt;br /&gt;Étant donné l'état pitoyable dans lequel elle se trouvait, on pouvait présumer sans trop de risques de se tromper, qu'elle fut une redoutable consommatrice de dérivés éthyliques. La créature répandait cette odeur particulière attribuée à toutes personnes malpropres, quelque chose située à mi-chemin entre le relent musqué de glandes hyperactives et la putréfaction d'un animal écrasé sur le bord de la route. La chose était vêtue de haillons qui auraient eu grands besoins d'être plongés dans l'eau de Javel. Bref, elle possédait toutes les caractéristiques que l'on s'attend à trouver chez une loque humaine. Une femelle sans nom, sans domicile fixe, avec le QI d'un enfant de six ans: une primate échappée d'un zoo urbain, dont personne ne s'inquiète du sort.&lt;br /&gt;On lui prodigue les premiers soins et on l'installe bien gentiment sur un fauteuil roulant. Une infirmière bien intentionnée décide que la pauvre femme doit se sentir bien à l'étroit dans ses petits souliers défraîchis. Constat qui l'amène à s'approcher, se pencher et desserrer les lacets, histoire de soulager la femme.&lt;br /&gt;Erreur!&lt;br /&gt;S'ensuit une engueulade à sens unique destinée à décharger sa colère sur le dos de l'infirmière stupide, qui aurait mieux fait de s'occuper de ses oignons, alors même qu'elle glisse la main dans son pantalon.&lt;br /&gt;Et c'est là que ça devient tordu, "weerdo". Une sorte de "twilight zone" pour amateurs de situations grotesques.&lt;br /&gt;Avant que qui que ce soit puisse réagir, la v'la t'y pas en train de se tripoter l'entre-jambe à pleine main, et en ressortir une pleine poignée de fluides mentruels, avec lesquelles elle se met à joyeusement bénir l'assistance, tout en veillant à porter une attention particulière à l'infirmière. Inutile de dire que celle-ci en a eue pour son argent. Dans le temps de le dire, elle a la figure engluée de dégueulasseries. Et la folle qui remet ça. Et d'une autre tournée générale: les employés de l'hôpital en folie n'ont-ils pas mérité un bon rafraîchissement par cette journée d'étuve? Elle prend vraiment son pied, aucun doute là-dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps que tout le monde reprenne son calme, le mal était déjà fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je parie un huard qu'à partir de cet instant précis, l'infirmière en question aura perdu suffisamment d'illusions dans la nature humaine pour que, la prochaine fois que quelqu'un en fasse la demande, il y a de fortes chances qu'elle y pense à deux fois avant de se montrer aimable. Comme quoi il est bien ténu le fil qui supporte nos humeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà. Comme le dirait Forrest Gump " c'est tout ce que j'ai à dire là dessus ".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13638441-111997207565173406?l=reflexionsdeladine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/feeds/111997207565173406/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13638441&amp;postID=111997207565173406' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/111997207565173406'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/111997207565173406'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/2005/06/les-dchets-humains.html' title='Les déchets humains'/><author><name>Daniel Tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02814366562344691130</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img265.echo.cx/img265/805/webladine11ps.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13638441.post-111979814079687595</id><published>2005-06-26T11:02:00.000-04:00</published><updated>2005-07-01T11:38:14.450-04:00</updated><title type='text'>La mince ligne blanche</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/img/66/6271/640/DSCN10281.jpg"&gt;&lt;img style="BORDER-RIGHT: #660066 2px solid; BORDER-TOP: #660066 2px solid; MARGIN: 2px; BORDER-LEFT: #660066 2px solid; WIDTH: 160px; BORDER-BOTTOM: #660066 2px solid; HEIGHT: 167px" height="262" src="http://photos1.blogger.com/img/66/6271/320/DSCN10281.jpg" width="212" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le savoir-vivre est une vertu qui tend à disparaître.Pour vérifier la validité de cet axiome, pointez-vous à la porte d'un magasin, les bras chargés d'emplettes, et attendez qu'une âme charitable daigne bien vous ouvrir la porte. Vous vous rendrez compte assez vite que, dans certaines circonstances, vous risquez d'attendre longtemps.C'est pire encore si vous êtes un homme d'un certain âge que la nature n'a pas choyé... Là, non seulement très peu de gens vous ouvrirons la porte, mais certains iront même jusqu'à vous lancer un regard méprisant, comme si vous étiez un pestiféré sortit tout droit d'une autre époque. Révoltant!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Le plus frustrant dans tout ça, c'est de savoir que les récriminations exprimées dans ces lignes ont très peu de chances d'atteindre les personnes visées, celles-ci étant peu enclines à lire ce genre de document ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi notre société en est-elle rendue là ? C'est qui, l'imbécile, qui a décrété que la gentillesse était révolue ? Le même, j'imagine, qui a décidé que le vouvoiement est une marque de politesse surranée; que de tutoyer les étrangers - à plus fortes raisons, s'ils sont vieux et vulnérables- est une marque de franche camaraderie dont il faut encourager la transmission de générations en générations.Qu'on lui mette la main au collet, à ce salaud, et qu'on le pende haut et court. Non mais...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous n'avez qu'à regarder ce qui se passe dans notre charmant système de santé pour vous en faire une juste idée. Faites le tour des chambres et observez la manière cavalière avec laquelle on traite la clientèle âgée, en particulier les grabataires qui sont, par définition, dépendants du personnel hospitalier. Vous constaterez que certains employés utilisent des termes familiers qui n'ont pas leur place dans ce genre d'endroit. Qu'on vienne pas me dire que ces entorses aux savoir-vivre font parties d'une démarche thérapeutique destinée à aider la clientèle à se sentir chez eux. Aussi bien leur permettre d'apporter Pitou, lui lancer la balle et ramasser leurs déjections, tout ça entre deux comptes-rendus de leur fin de semaine, tant qu'à y être.J'ouvre une parenthèse: j'ai jamais vu un chien manquer intentionnellement de respect envers son maître... et, par ailleur, envers qui que ce soit. Je ferme la parenthèse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des exemples comme celui-là, il y en a à la pelle. Et le monopole de la bêtise humaine n'appartient pas qu'aux employés de l'État. Nous y sommes tous pour un peu beaucoup dans la détérioration des rapports humains. Comme si ce qui nous départage de l'animal était tout à coup une habilité désuète, qui ne nous sert strictement à rien, d'autant plus que la chose ne nous rapporte aucun rendement à court terme. On en est rendu là, imaginez-vous donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'indifférence et la compassion ainsi que le savoir-vivre et l'irrespect sont délimités par une mince ligne blanche dont on aurait intérêt à revoir les frontières. Il n'est pas trop tard pour revoir nos positions sur le sujet. Si tout le monde faisait cet examen de conscience, la société tout entière ne s'en porterait que mieux.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13638441-111979814079687595?l=reflexionsdeladine.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/feeds/111979814079687595/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13638441&amp;postID=111979814079687595' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/111979814079687595'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13638441/posts/default/111979814079687595'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://reflexionsdeladine.blogspot.com/2005/06/la-mince-ligne-blanche.html' title='La mince ligne blanche'/><author><name>Daniel Tremblay</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02814366562344691130</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://img265.echo.cx/img265/805/webladine11ps.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry></feed>
